La pédagogie coopérative

La pédagogie coopérative est une approche pédagogique complexe qui invite l’apprenant à coopérer pour apprendre, tout en l’amenant à apprendre à coopérer.

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L’approche se base sur des valeurs comme l’aide, le partage, le respect, l’encouragement.

Elle se caractérise par : 

  • des interactions simultanées constructives en petits groupes ;
  • une interdépendance positive entre les apprenants ;
  • une responsabilité individuelle et collective ;
  • un entraînement explicite des habiletés coopératives indispensables à un fonctionnement de groupe efficace ;
  • la discussion et l’évaluation des processus de groupe.

    Description des deux types de tensions qui existent :

    « Informel signifie imprévu, échappant au contrôle de l’enseignant et indépendant d’une consigne qu’il aurait pu directement indiquer.

    C’est de l’initiative directe des élèves, principalement parce que cela répond à un besoin.

    Formel, c’est le contraire : l’enseignant a organisé la situation, par exemple via une consigne ou en codifiant les comportements attendus. Ce qui est formel est prévu, pensé et fait référence à une préparation des comportements.

    La seconde tension, c’est celle existant entre la symétrie et l’asymétrie.

    Une relation aux savoirs est symétrique lorsqu’elle correspond à la parité. Aucun des deux coopérateurs n’en sait plus que l’autre. Ou plutôt, aucun des deux n’est capable seul de résoudre le problème.

    Une relation est asymétrique lorsque l’un des deux coopérateurs dispose d’une expertise certaine. C’est parce qu’il en sait plus qu’il est en mesure d’être considéré comme une ressource potentielle.

Médiatiser les asymétries de maîtrise des savoirs scolaires au sein d’une même classe a plusieurs intérêts :

  • accorder de la valeur aux apprentissages,
  • conférer un sens à court terme aux évaluations (pour rendre service aux camarades)
  • valoriser les élèves ayant fourni un travail précis d’appropriation. »

🗃️ SOURCES : Coopérer ? Quel bazar ! (Sylvain Connac, les Cahiers pédagogiques n° 505 mai 2013, page 13)

La pierre n’a point d’espoir d’être autre chose que pierre. Mais de collaborer, elle s’assemble et devient temple. ©️ Antoine de Saint-Exupéry

L’ effet élastique

« Parfois des enseignants ouvrent des espaces de liberté et espèrent que les enfants les investissent.

La dérive (ou effet élastique) c’est quand l’enseignant se laisse dépasser par le bruit et met des freins, avant de revenir à une pédagogie « ancienne ».

Quoi qu’il en soit, l’aventure de la classe coopérative reste une entreprise passionnante mais complexe. L’emploi d’outils comme les plans de travail, les messages clairs, les fichiers autocorrectifs, l’informatique et Internet, les ressources documentaires ou les supports d’évaluations paraît indispensable. L’est tout autant le travail en équipe d’enseignants, soit au sein de son école, soit au sein de réseaux de professionnels qui s’appuient sur des échanges de pratiques pour prendre du recul et les faire évoluer. Sans ces deux garde-fous, outils et groupes de partages, le risque est de voir intervenir ce que René Laffitte appelle « l’effet élastique », ce que vivent certains enseignants qui en viennent à des pratiques pédagogiques peu ambitieuses en raison d’une expérience de l’innovation douloureuse. »

🗃️ SOURCES : Lafitte R. et al., Essais de pédagogie institutionnelle, Champ social éditions, Nîmes, 2006.

Il n’est pas de bonne pédagogie qui ne commence par éveiller le désir d’apprendre. ©️ François de Closets

Celui qui ouvre une porte d'école, ferme une prison.
Victor Hugo

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